Parpados Azules (avant-première)

L’amour en bleu

Victos, célibataire endurçi, est un homme invisible et inexistant face à ses collègues de bureau et face au monde? Un jour, lorsqu’il croise une des ses anciennes camarades de collège, son destin est sur le point de se transformer. Elle c’est Marina. Employée dans un magasin d’uniformes, elle mène une existence solitaire plongée dans l’anonymat et la monotonie. Il lui donne son numéro sans trop y croire, et pourtant elle le rapelle. Elle le rappelle parce qu’elle vient de gagnerun voyage pour deux dans un endroit de rêve. Car lorsqu’on est seul, sans amis, la solution reste peut-être d’inviter le premier inconnu croisé…
C’est ces deux protagonistes que l’on va accompagner dans leur aventure douce-amère aux faux airs de comédie romantique. Faux airs parce que Parpados Azules est loin d’en être une comme on a l’habitude d’en voir. Ils se croisent à travers des regards qui en disent long, s’observent à travers d’infinis silences et se mentent pour, peut-être, mieux s’aimer. Tous deux portent le poids d’une vie morose et fade. Ils pensent se ressembler, mais pourtant comme un piano désaccordé, sont encore loin l’un de l’autre, séparés par la peur d’aimer. Leur apprentissage se fera peu à peu mené par une chanson mélancolique à l’iamge de leur histoire. Dans son premier long-métrage Ernesto Contreras parle d’amour sans en montrer, parle de désabusés de la vie en les faisant (re)vivre. Le réalisateur les filment avec pudeur et douceur, ce qui n’évite pas malheureusement pas quelques moments mous du film. Il argumente sa narration plutôt classique avec des métaphores (les oiseaux) et des pointes d’humour qui permettent à Parpados Azules de ne pas devenir dramatique dans toute sa longueur. Cependant quelques scènes restent esthétiquement très belles par leur sensibilité pseudo-photographique et une alliance de couleurs et de lumière. Reste à comprendre la progression du film qui se développe entre deux histoires parallèles indirectement liées. En effet, la compréhension est plutôt ardue et les spectateurs plutôt perdus.
Pour cette aventure sentimentale, Contreras a choisi pour incarner Marina et Victor, Cecilia Suarez et Enrique Arreala. Tous deux mènent le film grâce à leur performance remarquables, à la fois humains et fantômatiques.

L’amour sous un nouvel angle, c’est ce qu’a choisit de montrer le réalisateur mexicain, qui signe un film original et tendre qui souffre malgré tout d’une ambiance trop platonique pour imposer un vrai rythme au film.

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