Delirious

Delirious, ton univers impitoyable

Michael Pitt. Thema Production Steve Buscemi. Thema Production Alison Lohman.

Toby, jeune SDF, devient l’assistant de Les Galantine, paparazzi qui souhaite prendre la photo qui le fera devenir riche. Par un concours de circonstance, Toby rencontre la chanteuse K’harma Leeds, dont ‘il s’éprend.

Le nouveau Tom DiCillo porte sur le monde du show-biz. Ici les 3 protagonistes sont un SDF, un paparazzi et une chanteuse. Les 3 se croisent dans ce monde impitoyable: celui des paillettes. Drôle? Oui. Corrosif? Non. C’est d’ailleurs son point faible: un poil trop gentil. On aurait aimé du plus choc. Mais cela ne nous empêche pas de passer un très moment dans cette comédie plus romantique que dramatique. Delirious fait entrevoir les coulisses du show-biz et le monde du point de vue d’un paparazzi. Le ton (décalé) est donné: de la déconne, de l’émotion, une BO super, qui laisse une (très) belle part aux acteurs. Steve Buscemi, acteur star du ciné indépendant, traîne ses yeux ronds et son appareil photo de scène en scène, jamais cabotinant, toujours parfait. Michael Pitt, gueule d’ange, nouvel enfant chéri d’Hollywood, est à la fois cool, intense et craquant. Du côté féminin, Alison Lohman se la joue mini-Britney névrosée. En dehors de quelques clichés qui alourdissent quelque peu le film, Delirious ne juge pas, trace son chemin, drôle, sans se prendre la tête. Au lieu d’être une simple comédie pas drôle, Delirious devient une comédie glam et chic au dessus de la moyenne. La classe.

Delirious se boit comme un verre de champagne. On le boit d’un trait, profitant du moment magique (1h47). On en ressort pompette, le sourire aux lèvres, mais pas encore saoûl. Dommage: l’ivresse n’était pas loin.

Memento Films

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