L’ Illusionniste

Le prestige d’Edward Norton

Edward Norton. Metropolitan FilmExport Jessica Biel et Edward Norton. Metropolitan FilmExport
Edward Norton. Metropolitan FilmExport

Eisenheim est un illusionniste qui connaît le succès en 1900 à Vienne. Mais un jour son passé le rattrape: il reconnaît Sophie von Teschen, son premier amour, lors de l’un de ses spectacles et apprend qu’elle est fiancée au Prince héritier Leopold. Celui-ci qui apprécie le magicien, le trouve peu à peu trop arrogant et sûr de lui et comprend ce qui lit Sophie et Eisenheim. L’inspecteur Uhl est chargé de le surveiller et de le faire arrêter.

Sorti quelques mois après Le Prestige (de Christopher Nolan),  le film de Neil Burger n’arrive pas à égaler son concurrent. Mais se révèle plus que correct. Ambiance sombre et historique, magie, histoire d’amour…le film avait tout pour plaire mais…Là où Le Prestige gagnait toute sa qualité, L’Illusionniste passe à côté: la noirceur, la souffrance. Trop romantique et trop "classique". La fin était devinée d’avance (du moins pour moi). Mais si l’on peu rapprocher Le Prestige de L’illusionniste (même époque, même genre: l’illusion, la magie), on peut les différencier. Nolan mettait en scène une guerre entre deux  magiciens alors Burger signe une histoire d’amour entre un illusionniste et une duchesse. Et l’affrontement entre les deux magiciens devient affrontement entre un inspecteur et un illusionniste. Mais bon, arrêtons de comparer, car L’illusionniste n’est pas une copie mais un film à part entière. Et si Neil Burger n’est pas aussi magicien que son compaire Christopher Nolan, il s’en sort très bien pour un premier film. Doté d’une belle musique, L’illusionniste nous illusionne grâce au charismatique Edward Norton et à Paul Giamatti, trop rare. Jessica Biel est parachutée dans le rôle de jolie fille et si elle s’en sort correctement, son rôle n’utilise pas toute sa palette d’émotions.

Ce drame fantastique manque d’originalité et ne se hisse pas au côté du Le Prestige. Le film de Neil Burger nous plonge dans une jolie histoire avec une ambiance historique et magique bien retranscrite. Si Edward Norton et Paul Giamatti sont très biens, L’Illusionniste souffre d’un indéniable manque de noirceur. Dommage car ça aurait vraiment pu le faire.

Affiche américaine. Michael London Productions

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