La Vengeance dans la peau

Son nom est Bourne. Jason Bourne.

Matt Damon. Paramount Pictures France

Matt Damon. Paramount Pictures France Matt Damon et Joan Allen. Paramount Pictures France

3e volet des aventures de Jason Bourne, espion amnésique à la recherche de sa mémoire.

Paul Greengrass tient le pari: arriver à nous tenir en haleine sur près de 2 heures. Et aujourd’hui c’est pas toujours gagné. Les films d’action en y a à des tonnes, mais pas beaucoup d’efficace. Ici Paul Greengrass réinvente le cinéma d’action et d’espionnage. Car sa Vengeance dans la peau nous colle au fauteuil, nous empêche de respirer. Et c’est sans doute dû à son montage hyper nerveux, caméra à l’épaule, cahotante, suivant Jason Bourne dans sa course-poursuite contre sa mémoire perdue. Il nous emmène à Paris, Moscou, Madrid, Londres et Tanger où se déroulera une des plus belles traques du cinéma d’action. De l’action y en a, mais de l’action brute, réelle, vraie, rendue encore plus nerveuse par le montage enragé. Loin des James Bond ou des Die Hard, Jason Bourne a fait son chemin. Anti-héros à la recherche de son passé (pas très reluisant), on s’attache à lui. Car comme tout être humain, il souffre et saigne lui aussi. On l’avait presque oublié. Heureusement la saga Jason Bourne tient à nous le rappeler. Jason n’est pas James. Il est mieux. Sa quête d’identité finit ici, dans ce 3e volet, mais ce n’est pas la vérité qui est ici le plus important. C’est le chemin qui l’est. On retrouve la même réalisation que pour Vol 93: percutante, réelle, rapide, nerveuse. Si le film se partage entre la CIA et Jason, c’est lui le héros. Le vrai. Mais ce qui est le plus beau dans ce film, c’est Matt Damon. Seul, sans Leonardo DiCaprio ou Brad Pitt pour l’éclipser, il dégage une aura incroyable. Et une intensité rentrée. Magnifique. Dorénavant, appelez-le le grand Matt Damon. On retrouve également la jolie Julia Stiles, qui enfin, après Le Prince et Moi, a un vrai rôle à sa hauteur, David Strathairn crapule délicieusement manipulé et manipulateur, Joan Allen qui enfin voit la vérité en face et Daniel Brühl, oui Daniel Brühl, le grand, l’unique, le beau, l’allemand, qui ne joue que quelques minutes, mais tout de même ça fait du bien de le retrouver. On l’aime tant!

La Vengeance dans la peau n’est pas à louper: meilleur film d’action depuis très très longtemps, intelligent, réel, nerveux, une réalisation à couper le souffle (bravo Paul Greengrass), une trilogie qui s’achève brillamment, un acteur principal (Matt Damon ne l’oubliez pas) magnifique, des seconds rôles génialement interprétés (Daniel Brühl, Julia Stiles, David Strathairn, Joan Allen), une intrigue qui se ressert au fur et à mesure que la vérité se met à la lumière, une maîtrise jamais vu, des courses poursuites hallucinantes (sur les toits à Tanger, dans un carambolage à New York…), un anti-héros qu’on aime et surtout un très bon film d’action.

Affiche teaser américaine. Universal Pictures

Affiche américaine. Universal Pictures

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