Confessions d’un homme dangereux

Clooney, un homme dangereux?

George Clooney et Sam Rockwell. TFM Distribution
 

L’histoire de Chuck Barris, animateur dans les années 70 de jeux télévisés populaires, qui mena en parallèle une carrière d’agent secret à la CIA.

George Clooney nous fait toute rêver. Le monsieur est charmeur, plein d’assurance, beau, bon acteur et également très bon réalisateur comme le prouve sa première réalisation, Confessions d’un homme dangereux. Pour sa première fois, il n’a pas choisit le plus simple: mettre en scène l’histoire de Chuck Barris, tiré de son autobiographie, homme animateur de télé mais aussi agent à la CIA. Clooney dépeint ce destin peu ordinaire, tout en jetant un regard neutre, parfois dur ou comique sur Barris. Car Barris (comme il est dans le film) n’était pas le meilleur des hommes puisqu’il était un obsédé du sexe, un homme désabusé par la société qui n’hésitait à faire fortune en présentant des jeux dénués d’intelligence, un homme qui ne supportait pas la critique, parfois faible, mais aussi dangereux car assassin pour la CIA. C’est là tout l’enjeu en fin de compte du film, hormis la dimension « biopic »: à quel moment un homme, comme tout le monde, peut devenir un tueur, plongé dans une violence qu’il supporte? Jusqu’où pourra-t-il le supporter?
Confessions est un aussi un bon moment de cinéma grâce à l’attention de Clooney pour la réalisation: sa mise en scène est drôle, originale, pleine de couleur parfois puis sombre, elle surprend à chaque scène. On sent que Clooney s’essaye à toute une mise en scène d’effets. Résultat: son film est passionnant de bout en bout, aucun temps mort. Pour ça, sa réalisation ne suffisait pas. Il fallait des acteurs. En l’ocurrence, Sam Rockwell, excellent, immense Sam, qui délivre une prestation fiévreuse, enjoué et mélancolique, homme qu’on aime détester mais qu’on adore aimer. Le grand acteur du film c’est lui, pour qui George Clooney himself a su s’effacer (dans un rôle subtile, mystérieux et effacé mais pourtant déterminant). Du côté du casting féminin, Clooney a réunit des actrices qu’il connaît bien: Drew Barrymore, géniale, et Julia Roberts, géniale itou. Que du bon. Et en plus, cerise sur le gâteau, une apparition éclair de ses potes Brad Pitt et Matt Damon.
 

 

 

 

 

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