Vicky Cristina Barcelona

L’amour sous le soleil catalan

Penélope Cruz et Scarlett Johansson. Warner Bros. France

Javier Bardem et Scarlett Johansson. Warner Bros. France
 

Vicky et Cristina sont deux amies américaines qui viennent passer l’été à Barcelone. La première est fiancée, la seconde sort d’une rupture difficile et veut se faire plaisir. Ca tombe bien, elles rencontrent Juan Antonio, un peintre connu pour son divorce violent: son ex-femme Maria Elena a voulu le tuer après leur séparation. Juan Antonio les invite à un week-end en sa compagnie. Si Vicky n’est pas très emballée, Cristina voit là une belle occasion de s’amuser, d’autant que l’espagnol n’est pas mal…

C’est presque une tradition: Woody Allen, le cinéaste américain, a pour habitude de sortir un film tous les ans, de préférence en octobre/novembre. Après Match Point, Scoop et Le rêve de Cassandre, voici Vicky Cristina Barcelona. Entre la comédie et la romance, avec ce voyage en Espagne Woody Allen tend à parler de son sujet préféré: le sexe, mais aussi le plaisir et l’amour. De quoi s’y perdre ou tomber dans les clichés. Bien au contraire, Vicky Cristina Barcelona montre que l‘amour n’est pas simple, et que sa recherche est plus que complexe. Le cinéaste ne se fait pas moraliste, il explore le plaisir à deux, à trois, entre femmes, mais critique aussi la préférence d’une situation « aisée », sans problèmes, à de l’amour, le vrai. En fin de compte, il laisse à réfléchir et pose des questions. Dommage que le film ait quelques longueurs, notamment au début. La voix-off nous fait retrouver ses anciens univers (souvenez-vous Prends l’oseille et tire-toi). Tout est léger (en apparence) comme des bulles de champagne, c’est drôle, l’Espagne est bien représentée (ça donne envie d’y aller), les dialogues d’Allen sont bien là, mais tout ça finit par une gueule de bois: loin de l’image « comique » qu’il a voulu traiter tout le long du film,Vicky Cristina Barcelona se termine plutôt mal. Mais le plaisir est assuré, notamment par les excellentes interprétations des quatre acteurs principaux: Scarlett Johansson, Rebecca Hall (une belle redécouverte pour ceux qui avaient vu Le Prestige), Javier Bardem (génial) et Pénélope Cruz absolument délicieuse en névrosée (dommage qu’elle n’apparaisse que tardivement dans le film). Woody Allen, pas mal d’années derrière lui, une filmographie immense, mais toujours autant de plaisir à réaliser.  En lui souhaitant de continuer comme ça encore longtemps.
 

 

 

 

 

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