A.I. Intelligence artificielle

Robot-Pinocchio

Haley Joel Osment.

Jude Law et Haley Joel Osment.
 

Dans un futur proche, l’heure est à la robotique. Mais le professeur Hobby veut révolutionner le monde: créer un robot-enfant qui soit dôté d’amour, qui puisse ressentir. Henry et Monica Swinton, un couple dont le fils est gravement malade, sous cryogénisation, sont le premier couple à accueillir ce jeune robot. Il s’appelle David et a 11 ans. En apparence, il a tout d’un petit garçon, sauf qu’il ne l’est pas. Mais lorsque leur fils est sauvé, le couple décide de se séparer du petit garçon-robot.

Steven Spielberg est un réalisateur qui représente le plus fidèlement l’esprit à la fois grand public et plus subtile, plus « auteur ». S’il n’a pas fait que des bons films, on peut concéder sans se forcer que A.I est un de ses plus réussis. Sorti en 2001, A.I est un des premiers films de science-fiction d’une longue liste. Pourtant, Spielberg ne prend pas le parti de montrer les robots comme une menace. Dans A.I, ce sont les humains qui sont les « monstres », ceux qui se déhumanisent (la mère qui abandonne l’enfant-robot, les gens qui assistent aux foires où l’ont torturent et « tuent » des robots), et non pas les robots, qui sont présentés dans toute leur naïveté dans un monde noir. Le film très poétique et superbement réalisé (décors magiques, très beaux) est aussi extrèmement cruel. En même temps, l’atout majeur du réalisateur balaye tout sur son passage: Haley Joel Osment, enfant-star aux grands yeux, à la bouille adorable, qui ne peut que nous faire craquer. Il est la pierre angulaire de ce conte moderne à la Pinocchio. Jude Law et Frances O’Connor sont excellents, le premier en Méca d’amour joliment romantique et la seconde en mère fragile abandonnant David pour ne pas mettre en péril son « vrai » fils (qui était le réel danger pour David, soit dit en passant). Dommage que Spielberg ne sache pas vraiment comment clôre son film, ça traîne un peu en longueur, les extra-terrestre sont un peu en trop…Mais bon, on va pas cracher dans la soupe, A.I c’est un grand bol d’humanité, de fraîcheur, de naïveté dans un monde de brutes.
 

 

 

 

 

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