Jumper

Voyageurs du monde

Jamie Bell et Hayden Christensen. Twentieth Century Fox France

David Rice est un jumper. C’est à dire qu’il a le pouvoir de se téléporter partout quand il veut. A 15 ans, il quitte son père (qui l’élevait seule depuis le départ de sa mère) pour mener une existence solitaire après avoir cambriolé une banque. 8 ans plus tard, il se rend compte qu’il est poursuivit par des Paladins, qui veulent la peau des jumper.  Il fait aussi la rencontre de Griffin, un autre jumper.

Dans le rayon blockbuster je voudrais le dernier-né, j’ai nommé Jumper de Doug Liman. On en attendait pas des masses, et pourtant, on est légèrement surpris par ce film d’action aux effets spéciaux réussis qui ne verse pas dans la baston non-stop et se révèle tout de même plus intéressant que Transformers et autres. Dommage que les clichés du genre, les moments inévitables où le héros comprend qu’il doit sauver la fille qu’il aime, abondent en masse. Les téléportations sont ingénieusement mises en scènes lors des scènes de combat et bien faîtes. On ne s’ennuie pas, c’est déjà ça. Peut-être parce qu’on est content de retrouver Hayden Christensen et Jamie Bell (excellent). Celui-ci est peut-être le personnage le plus intéressant. Là où le bat blesse, est que les personnages sont trop stéréotypés. Pourtant l’intrigue de Jumper tendait à une ambivalence qui aurait été la bienvenue: les jumper se servent de leur "don" pour des choses répréhensibles, notamment le héros David qui cambriole une banque, au début. Les Paladins les pourchassent pour leur faire leurs crimes, même si ce n’est pas très honnête non plus (ils les tuent sans sommation). Malheureusement, aucune ambiguïté. Les Paladins sont montrés comme les "gros méchants" du film, alors qu’ils ne sont pas pires que les jumper, et ceux-ci sont les héros. On est en plein manichéisme alors qu’il aurait été intéressant de montrer l’ambivalence des deux parties. Sinon Jumper se regarde facilement, se fait apprécier même et trouve le bon équilibre avec des scènes de combats impressionnantes. Les acteurs sont bien, même si Samuel L.Jackson a toujours le même rôle et que Rachel Bilson fasse "boulet" en jeune demoiselle en détresse rapidement saoûlante. Mention à Jamie Bell, drôle et sombre, là où on ne l’attendait pas forcément. On attend de voir la suite (prévue pour 2011).

 

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