Leçons de conduite

Ron apprend à conduire

Ben a 17 ans et est beaucoup plus renfermé que les jeunes gens de son âge. Il faut dire qu’il vit avec une mère étouffante, qui ne pense qu’à la religion et le force à lui obéir sans lui laisser de libre-arbitre; et avec un père pasteur, qui refuse de voir ce qui se passe devant son nez (sa mère le trompe) et se réfugie dans des livres sur les oiseaux. Pendant l’été, Ben décide de trouver un petit boulot. Il répond à l’annonce d’Evie Walton, une vieille actrice qui vit seule et veut quelqu’un pour l’aider. Ben va alors découvrir une autre facette de la vie et s’affirmer.

C’est sans doute grâce au succès mondial d’Harry Potter que l’on a pu découvrir Leçons de conduite en France. En effet, le film a été tourné en 2006 avec Rupert Grint dans le rôle principal et n’avait pas donné signe de vie depuis. Alors qu’on pensait que le film était pour de bon dans les tiroirs, les distributeurs français ont quand même réussi à le faire sortir directement en DVD, c’est déja ça. Car sans être excellent ou renversant, ces Leçons de conduite se regardent avec plaisir, ne serait-ce que pour son duo d’acteurs, époustouflant: Rupert Grint est génial en jeune homme renfermé, ça fait plaisir de le voir dans un autre rôle que celui de Ron et sur le devant de la scène. Car y a pas à dire, Rupert le mérite, du talent il en a à la pelle, et on a hâte de le retrouver dans d’autres films. L’autre moitié du duo c’est Julie Walters qui n’est plus cette fois-ci la mère de Ron mais une actrice un peu fofolle, qui vieillit et cherche en vain l’éclat de sa jeunesse lorsqu’elle était sur scène, acclamée et aimée. Elle accappare la caméra grâce à une énergie folle, implacable, lumineuse, qu’elle sort dont ne sait où. Là aussi, dépouillée des décors et surenchères de la saga magique, l’actrice a un rôle à sa hauteur, donnant tout.
Sinon à part Rupert Grint et Julie Walters, il y a l’émotion que Jeremy Brock arrive à tirer de ce duo original et attachant qui traverse l’Angleterre pour se découvrir et surmonter la solitude de chacun. Des clichés, des lenteurs, certes, mais au final un joli film indépendant illuminé par ses deux interprètes.

Affiche américaine. Rubber Tree Plant

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