What doesn’t kill you

Deux petites frappes, Paulie et Brian, tentent de survivre grâce à des vols et des petites agressions. Jusqu’au jour où ils se font attraper lors d’un plus gros coup.

Attardons nous un peu sur What doesn’t kill you, encore inédit en France. Si le niveau général du film est bien en dessous des grands polars américains des dernières années (on pense à Mystic River, Gone Baby Gone ou encore les James Gray), ce premier film de Brian Goodman a quelques bonnes idées même si elles ne sont pas exploitées à fond. Et c’est bien dommage. L’ambiance noire et asphyxiante est là mais le film peine à vraiment décoller. Sans doute à cause d’une histoire déjà vue et qui utilise trop les ellipses temporelles. Les personnages ne sont pas assez développés et c’est là le point le plus handicapant de What doesn’t kill you. Car l’intérêt de l’histoire est bien la vie de ces deux hommes enchaînant les mauvais choix (et donc les conséquences qui vont avec). On les voit se démener, s’enfoncer encore plus, mais on n’y peut rien. Un travail un peu plus solide sur les personnages n’auraient pas pu faire du mal au film. D’autant que par moment, on sent l’ombre de 7h58 ce samedi-là (de Sidney Lumet, magnifique film sur deux frères qui s’enfoncent dans la déchéance, la culpabilité, la drogue et le crime) peser sur lui. Malgré ces comparaisons, What doesn’t kill you ne mérite pas autant d’indifférence, ne serait-ce que pour Mark Ruffalo et Ethan Hawke, qui sans être excellents, sont très bons.

What doesn’t kill you (j’aime beaucoup le titre) est un polar moyen, maladroit sur lequel pèse les ombres de ces concurrents de Mystic River à 7h58 ce samedi-là. Quelques faiblesses de scénario, mais de bons acteurs font de film une oeuvre mineure mais sympathique.

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