Alice au Pays des Merveilles

Alice déçoit, Burton peut mieux faire

Helena Bonham Carter. Walt Disney Studios Motion Pictures France

Johnny Depp et Matt Lucas. Walt Disney Studios Motion Pictures France

Mia Wasikowska. Walt Disney Studios Motion Pictures France

Alice, 19 ans, est une jeune femme de la haute société, promise à un jeune homme qu’elle n’aime pas. Fuyant cet avenir triste et sombre, elle tombe dans un trou en suivant un lapin blanc et débarque au Pays des Merveilles où elle n’était pas retournée depuis 13 ans. Les choses ont bien changé…

Après la déception Nine, une autre déception, celle-ci encore plus amère: Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton. Tim Burton, un des mes cinéastes préférés, un des réalisateurs les plus appréciés par les cinéphiles se fourvoie ici dans une œuvre grand public sans âme et impersonnelle. On retrouve peu l’esprit Burtonien qui nous avait séduit dans des films (chefs d’œuvres même) tels que Edward aux mains d’argent, Ed Wood, Beetlejuice, Sleepy Hollow et Sweeney Todd. La facette torturée et noire du cinéaste disparaît ici presque totalement. Pour revenir à nos moutons, ou plutôt à Alice, l’esprit Lewis Carroll n’a que peu inspiré Tim Burton ou plutôt sa scénariste qui se contente d’avancer dans des chemins balisés, vus et revus, sans aucune originalité, et avec presque ennui, tellement on sait ce qu’il va arriver. Si Alice (la jeune Mia Wasikowska) est niaise au plus haut point (comme la Reine Blanche, Anne Hathaway), on se délectera d’un Johnny Depp chapelier fou en plein cabotinage (qui prend plus de place que dans l’œuvre originale) qui relève la sauce et d’une Reine Rouge (Helena Bonham Carter) cruelle et méchante mais finalement le personnage le plus intéressant du film (on retrouve le soin de Tim Burton apporté aux marginaux, puisqu’un début de réflexion est amenée sur cette Reine à la grosse tête dans l’ombre de sa sœur, qui s’entoure de personnes difformes pour se faire accepter). Sinon les autres personnages ne sont pas assez développés, malheureusement, malgré les voix de grands acteurs tels que Alan Rickman, Stephen Fry et Michael Sheen, qui se sont prêtés au jeu. Quelques points positifs tout de même: les décors et l’esthétisme du film plutôt sympa à regarder, dans l’ensemble assez joli.
L’idée de prendre des libertés par rapport au texte original n’était pas une mauvaise idée, et Tim Burton aurait pu laisser libre cours à son inventivité et imagination, mais le film ne reste qu’un produit étiqueté "blockbuster" qui s’oublie très rapidement. Je suis peut-être dure, mais de Tim Burton on attendait mieux que ça…Bourré de bons sentiments et d’une morale nunuche (suivre son cœur et blablabla), on sort de là avec l’impression de s’être fait flouer. Espérons que le génie gothique se remettra rapidement en selle.

Walt Disney Studios Motion Pictures France

Walt Disney Studios Motion Pictures France

2 thoughts on “Alice au Pays des Merveilles

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  2. C’est un bon divertissement Disney assez original, mais je pense aussi que ce n’est pas un bon Burton. L’entertainement prend trop d’importance et l’adéquation entre cet aspect et son univers ne marche pas ici contrairement à ‘Sleepy Hollow’ par exemple ou même ‘Charlie et la chocolaterie’.
    Espérons mieux pour la famille Adam’s !

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