Sur les quais

Marlon Brando et Eva Marie Saint. Action Cinémas / Théâtre du Temple

Il y a Marlon Brando, acteur électrique, intense, qui nous avait ébloui et séduit dans Un Tramway nommé désir malgré son rôle de macho violent. Ici il est Terry Malloy, ancien boxeur devenu dockeur qui devient complice un peu malgré lui du meurtre d’un autre docker, éliminé par le syndicat, une bande de mafieux. Elia Kazan qui filme pour la 3e fois Marlon Brando, alors âgé d’une trentaine d’années, réussit en 1955 à livrer un grand film à la fois sombre, tendu et romantique. Sur les quais tourne autour de la dénonciation des syndicats « mafieux » qui menacent et n’hésitent pas à tuer pour garder la main-mise sur les employés. Terry Malloy, dont la conscience est un peu agitée après la mort du docker, va se retrouver écartelé entre son frère, qui fait partie de la bande des mafieux, et la jeune femme dont il est tombé amoureux qui se révèle être la sœur du défunt (la jeune Eva Marie Saint). Cas de conscience, dilemme moral, histoire d’amour menacée, mafia, loi du silence…tout y est pour qu’on ne décroche pas de l’écran. Mais c’est surtout la présence de Marlon Brando qui électrise le tout, qui nous colle à l’écran.On ne voit que lui, lui et ses deux partenaires, Karl Malden et Eva Marie Saint. C’est ce qu’on appelle le charisme. Le film remporta 8 oscars en 1954 dont celui de Meilleur film, Meilleur acteur et Meilleur réalisateur.
Un an plus tard en 1955, Elia Kazan, fit également tourner un autre très grand acteur, le jeune James Dean pour son premier grand rôle au cinéma, A l’est d’Eden. Un découvreur de talents tout simplement.

 

 

Marlon Brando. Action Cinémas / Théâtre du Temple

Lee J. Cobb et Marlon Brando. Action Cinémas / Théâtre du Temple

 

 

 

 

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