Prince of Persia : Les Sables du temps

Jake Gyllenhaal et Gemma Arterton. Walt Disney Pictures

Jake Gyllenhaal et Gemma Arterton. Walt Disney Pictures

Après avoir adapté Harry Potter (avec un 4ème volet raté), Mike Newell s’attaque à un autre morceau de choix, et pas des moindres : Prince of Persia, le jeu vidéo culte. D’où nos inquiétudes. Car comment adapter l’excellent jeu vidéo Prince of Persia – Les Sables du temps au cinéma? Le pari est tout de même relevé par Newell et le producteur Jerry Bruckheimer (capable du pire comme du meilleur…). Mais est-il réussi?
A l’heure où les blockbusters retrouvent un nouvel éclat (Christopher Nolan – Inception, The Dark Knight), certains se contentent de ressortir bêtement les vieilles recettes, sûrs de leur succès potentiel. Prince of Persia est donc l’archétype du divertissement préfabriqué, et n’a au final (quasiment) rien à voir avec le jeu vidéo d’origine (dommage, d’autant que j’adore ce jeu…) : scénario facile bien que plus évolué que celui du Choc des Titans (Louis Leterrier, 2010), dialogues légers, personnages caricaturaux, rebondissements convenus, rien d’original ou de surprenant. Quand aux acteurs mêmes s’ils sont bons, il y a aberration: l’anglaise Gemma Arterton et l’américain Jake Gyllenhaal, acteurs occidentaux, jouent des personnages orientaux, plus précisément perses. Mais bon, ne cherchons pas la petite bête, me direz-vous. Il faut tout de même reconnaître au film un certain charme. Sans doute grâce au couple star ainsi qu’aux décors et aux paysages orientaux que l’on voit peu en général au cinéma.
Prince of Persia n’est donc qu’un divertissement mineur bien qu’agréable qui séduira les enfants et les adolescents principalement. Il n’est en cela pas réellement décevant, puisqu’on ne s’attendait pas à quelque chose d’exceptionnel. C’est quand même dommage.

Walt Disney Studios Motion Pictures France

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