Crimson Peak

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Guillermo Del Toro, le réalisateur du superbe Labyrinthe de Pan, revient en petite forme avec Crimson Peak, un conte gothique et horrifique, qui avait pourtant tout pour plaire sur le papier. Si le film est très travaillé esthétiquement et est très beau, il n’en demeure pas moins convenu et assez pauvre au niveau du scénario.

L’héroïne, Edith Cushing (Mia Wasikowska), est une jeune femme de bonne famille qui vit avec son père, homme d’affaires riche, et se rêve romancière à ses heures perdues. Mais celle-ci est hantée et troublée par le fantôme de sa mère morte qui lui répète « Prends garde à Crimson Peak ». Lorsque Edith croise le chemin du beau mais ruiné Sir Thomas Sharpe (le séduisant Tom Hiddleston), un aristocrate anglais, elle est séduite et le suit jusqu’en Angleterre dans sa demeure impressionnante mais qui tombe en ruines, hantée par des fantômes la nuit…

Grandement attendu par les fans du cinéaste, Crimson Peak est sorti au mois d’octobre, quelques temps avant Halloween et a été vendu comme un film de fantômes. Si il y a bien des fantômes qui hantent le long métrage, ce n’est pas le cœur même de l’histoire. Plutôt une histoire de famille(s) et d’amour(s). La romance est très présente, peut-être même un peu trop : de la rencontre de Edith et Thomas à leur mariage et arrivée dans la demeure anglaise, cela suinte la niaiserie et le sentimentalisme (et pourtant je suis une romantique !). Apparaît rapidement la soeur de Sir Thomas Sharpe, Lady Lucille (jouée par la toujours excellente Jessica Chastain), figure sombre et mystérieuse qui cache quelques secrets. L’arrivée dans cette maison fantôme re-dynamise un peu l’ensemble, on se prend au jeu, sauf que malheureusement, on devine avec un peu d’avance les retournements de situation, ce qui gâche le plaisir. L’atmosphère est plutôt réussie, on sent les influences de Jane Eyre (roman de Charlotte Brönté) et Rebecca (Daphné du Maurier) mais aussi de certains films d’Hitchcock tel que Soupçons (avec Cary Grand et Joan Fontaine). Si on est charmés par l’ambiance gothique, les décors et la photographie de Crimson Peak, on est un peu plus sceptique sur l’histoire qui ne surprend jamais. Côté « horreur », je suis une grande trouillarde et j’ai à peine sursauté !

Crimson Peak n’est donc pas désagréable mais il est un peu décevant compte tenu du travail qu’a fourni Guillermo Del Toro et de ses œuvres précédentes, dont son magnifique Labyrinthe de Pan. Un résultat en demi-teinte.

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