La Femme au tableau

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Qui est la Femme au tableau du titre (Woman in gold dans le titre original) ? Adèle Bloch-Bauer, aristocrate juive autrichienne, qui a été peinte par Gustav Klimt. Le (magnifique) tableau, accroché dans le salon de la famille, fait l’admiration de tous. Et des nazis, qui lors de l’invasion de la ville, saisissent les tableaux et autres œuvres d’art des riches familles juives. 50 ans après, Maria Altmann, la nièce d’Adèle décide de récupérer le tableau, accroché dans un musée autrichien. Aidé par un jeune avocat, ils vont tenter l’impensable et intenter un procès au gouvernement autrichien.

On comprend pourquoi cette histoire – vraie – a séduit Hollywood ! Le scénario passe habilement de l’enquête judiciaire au procès aux souvenirs de Maria. L’imbrication du récit dans le récit, souvent utilisé dans les films de procès, permet à l’ensemble d’avoir un rythme dynamique, soutenu. Dommage que la réalisation de Simon Curtis soit toujours aussi plate et classique. C’est à lui que l’on doit My week with Marilyn, très moyen et convenu, pâle copie de la vraie Marilyn. La Femme au tableau se révèle meilleur car le réalisateur ne tente pas de raconter la vie d’une star mais d’une inconnue, Maria Altmann. C’est la grande Helen Mirren qui interprète l’héroïne, accompagnée de Ryan Reynolds et Daniel Brühl. Belles performances de la part des acteurs, notamment Tatiana Maslany dans le rôle de Maria jeune.

Entre Maria et Randy le jeune avocat, ce sont deux mondes qui entrent en collision : l’ancien et le moderne. Le duo fonctionne très bien. C’est à travers le devoir de mémoire, que les deux personnages se rapprochent. Maria a besoin de conserver ses souvenirs, c’est en partie pour cela qu’elle souhaite récupérer le tableau : après avoir perdu les siens durant la 2nde Guerre Mondiale, elle veut garder un souvenir « réel », pour transmettre. C’est d’ailleurs ce qu’elle fait avec Randy (et le spectateur) en racontant son histoire, sa jeunesse en Autriche et sa fuite de la capitale avec son mari pour rejoindre les Etats-Unis. Si au début le jeune homme est distant, peu concerné (malgré ses origines juives et ses grands-parents), il va s’ouvrir peu à peu à l’histoire de Maria, celle de sa famille, et se passionner pour l’histoire du tableau.

Un beau drame émouvant sur la restitution des œuvres d’art volées par les nazis durant la 2nde Guerre Mondiale. Porté par un casting solide et une Helen Mirren en grande forme, il est regrettable que la réalisation de Simon Curtis soit aussi plate et molle. La Femme au tableau n’est reste pas moins un divertissement honnête et intéressant.

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Dvd reçu dans le cadre de l’opération Dvdtrafic. Merci à Cinetrafic !

La Femme au tableau de Simon Curtis

Dvd sorti le 18 novembre 2015, distribué par M6-SND

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