Ava (Festival de Cannes 2017)

Ava est un premier film impressionnant, réalisé par Léa Mysius, fraîchement diplômée de la Femis (elle a également co-scénarisé Les fantômes d’Ismaël, de Desplechin) . Elle aborde avec son premier long-métrage la découverte de l’adolescence, des premiers émois, de l’éveil à la sexualité, au corps, les relations mère-fille, mais avec une noirceur rare. En effet, Ava, 13 ans, apprend qu’elle va perdre sa vision nocturne bientôt puis la vue. Une nouvelle difficile à encaisser, surtout quand on a 13 ans, qu’on a pas encore tout vu, tout découvert  et que la vie nous tend les bras. Sa mère (excellente Laure Calamy, vue dans la série 10 pour cent) est dévastée mais lui promet le plus bel été de sa vie. Ava rencontre un grand chien noir, qu’elle vole à son propriétaire. Nous n’en dirons pas plus pour ne pas gâcher le film, qui est une vraie pépite. De la mise en scène au scénario, tout est d’une grande densité et très réussi (notons le premier plan, superbe). C’est une envolée vers la vie et la liberté, une histoire d’amour, un conte noir et lumineux, et surtout le très beau portrait d’une jeune fille, Ava, cinglante et entière, cruelle et émouvante, et la naissance d’une excellente actrice, Noée Abita, une révélation. Sortie le 21 juin 2017 , à ne pas rater.

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