Emily Dickinson, A quiet passion

Nouvelle-Angleterre, XIXème siècle. Dans son pensionnat de jeunes filles de bonne famille, la jeune Emily Dickinson ne cesse de se rebeller contre les discours évangéliques qui y sont professés. Son père se voit contraint de la ramener au domicile familial, pour le plus grand bonheur de sa soeur Vinnie et de son frère Austin. Passionnée de poésie, Emily écrit nuit et jour dans l’espoir d’être publiée. Les années passent, Emily poursuit sa recherche de la quintessence poétique. La rencontre avec une jeune mondaine indépendante et réfractaire aux conventions sociales ravive sa rébellion. Dès lors, elle n’hésite plus à s’opposer à quiconque voudrait lui dicter sa conduite.

Quelques années après l’élégant The Deep Blue Sea (2012) et Sunset Song (2016), Terence Davies revient avec un biopic sur Emily Dickinson, considérée comme une des plus grandes poétesses américaines. La force de ce biopic est de s’adresser à tous les spectateurs, que l’on connaisse ou pas le destin de cette femme. Pas besoin non plus d’aimer la poésie, pour être séduit par Emily Dickinson, A quiet passion. Le cinéaste va s’attacher à raconter la vie de la poétesse de son adolescence à sa mort, recluse, en à peine 2h. On comprend très vite ce qui a pu lui plaire dans le personnage d’Emily Dickinson : une jeune femme rebelle, luttant contre les conventions, qui dès son adolescence ne s’en laissera pas conter et qui refusera toujours de se marier. Interprétée par l’excellente Cynthia Nixon, Emily est entourée de personnages secondaires, certains hauts en couleurs, comme son amie Vryling Buffam, son amie intime qui la poussera dans sa lutte des conventions, et par la même occasion, apportera de l’humour à ce drame en costumes. Il ne faut pas oublier sa soeur Vinnie (Jennifer Ehle, douceur et élégance) et son frère, Austin, qui malgré de nombreuses querelles, seront toujours à ses côtés. La famille est le socle de la vie d’Emily Dickinson, celle-ci ne quittera jamais la demeure familiale. Malgré cet immobilisme, Terence Davies évite l’ennui, et apporte une mise en scène inventive, tout sauf classique. Les dialogues sont acérés et fins, plein de bons mots. Mais ce portrait d’Emily Dickinson devient de plus en plus sombre que le film défile. Recluse, elle passe ses nuits à écrire, à la recherche de la quintessence poétique, attendant une reconnaissance qui ne vient pas. Des douleurs dans le dos commencent à la ronger jusqu’à ce que la maladie l’emporte en 1886. Cynthia Nixon retranscrit très bien la souffrance aussi bien mentale que physique, qui animera Emily. Elle livre un portrait de femme passionnant et vibrant, intelligent et émouvant.

DVD reçu dans le cadre de l’opération Dvdtrafic par Cinetrafic

Emily Dickinson, A quiet passion de Terence Davies
Edité par Blaq out : son site et sa page FB
Date de sortie du DVD : 7 octobre 2017

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