Jusqu’à la garde

Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive.

Ceux qui pensent que le cinéma français se résume à Dany Boon ou Kev Adams ont tort. Lourdement. Notre cinéma est brillant et inventif, intelligent et surprenant. N’en déplaise aux mauvaises langues. Il n’y a qu’à voir dernièrement le dernier Antony Cordier, Gaspard va au mariage, ou encore le premier long de Xavier Legrand (qui porte bien son nom), Jusqu’à la garde. Un film choc, oppressant. Un film qui débute comme un drame psychologique, se transforme rapidement en thriller terrifiant avec un soupçon de film d’horreur. Jusqu’à la garde nous prend à la gorge, pour nous laisser 1h30 plus tard lessivé, sonné. C’est d’autant plus remarquable que, rappelons-le, c’est le premier film du réalisateur. Grâce à une mise en scène et un montage percutants, composés de gros plans et plans séquences laissant monter le suspense et la terreur, Xavier Legrand nous plonge dans l’horreur des violences conjugales. C’est maîtrisé et abouti. Le travail sur le son est impressionnant. Celui des acteurs aussi. Léa Drucker, Denis Ménochet, Mathilde Auneveux et Thomas Gioria interprètent une famille en pleine explosion, détruite par la violence et la peur. Un drame filmé comme un thriller, terrassant et brillant dans sa forme.

 

 

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