Call me by your name

Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Son père, éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine, et sa mère, traductrice, lui ont donné une excellente éducation, et il est proche de ses parents. Sa sophistication et ses talents intellectuels font d’Elio un jeune homme mûr pour son âge, mais il conserve aussi une certaine innocence, en particulier pour ce qui touche à l’amour. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d’Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l’éveil du désir, au cours d’un été ensoleillé dans la campagne italienne qui changera leur vie à jamais.

Le soleil brûlant de l’Italie, les corps dénudés alanguis, les baignades pour se rafraîchir, les couleurs de l’été, les premières amours. Luca Guadagnino adapte le roman de André Aciman, Call me by your name, une histoire d’amour entre un étudiant américain et jeune homme de 17 ans se déroulant dans les années 80 dans la campagne italienne. Cela a été dit de nombreuses fois depuis la sortie du long métrage au cinéma en février, mais répétons-le : c’est un film magnifique, lumineux, sensuel, émouvant. C’est un film sur la naissance du désir, sur les premiers émois et amours, les corps en ébullition. Le cinéaste italien évite les écueils et le mélodrame larmoyant pour réaliser un film d’une grande finesse. En le voyant pour la seconde fois, je suis toujours épatée par la fluidité du long métrage (malgré une durée de plus de 2 heures), la beauté inouïe des sentiments des personnages, la délicatesse de la caméra lorsqu’elle s’approche de Elio et Oliver, lorsque leurs mains se frôlent, lorsque leurs regards s’accrochent. Il y a une tension sourde, magnifique, entre les deux hommes, qui jouent au chat et à la souris, qui se jaugent, résistent avant de s’abandonner à la puissance de leurs sentiments. L’écriture sensible de James Ivory au scénario est un écrin de choix pour cette chronique sentimentale, cette parenthèse solaire et éblouissante. Les ombres de Visconti et Bertolucci planent sur le film mais Guadagnino trace avec ce nouveau film sa propre route (après Amore et A bigger splash). La puissance du film monte au fur et à mesure que s’égrainent délicatement les minutes du film, jusqu’à l’explosion des sentiments dans le dernier plan-séquence, magnifique, qui nous met à genoux. Il faut dire que Timothée Chalamet, incandescent, fascinant, et Armie Hammer, sobre, puissant, sont extraordinaires. Ils incarnent pleinement la sensualité du long métrage, rendent les personnages vivants et bouillonnants. Il faut saluer également les seconds rôles, importants : Esther Garrel, Michael Stuhlbarg, émouvant et la trop rare Amira Casar. Un film d’une perfection absolue, le top du cinéma en 2018 à l’heure actuelle, une oeuvre à voir de toute urgence.

 

Dvd reçu dans le cadre de l’opération Dvdtrafic par Cinetrafic
Call me by your name de Luca Guadagnino
Sortie en DVD et Blu-Ray depuis le 4 juillet
Edité par Sony Pictures France : son site et sa page Facebook

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