L’ombre d’Emily

Stephanie (sympathique Anne Kendrick) est une jeune veuve maman d’un petit garçon. Elle fait la connaissance d’Emily (Blake Lively), mère elle aussi d’un petite garçon, femme d’une grande élégance, mystérieuse, insaisissable, working-girl sans état d’âme, mariée à un bel écrivain avec qui elle semble avoir une relation électrique. Stephanie, fascinée par Emily, devient proche de la jeune femme jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Celle qu’elle pensait connaître devient un mystère quand elle plonge à sa recherche.

Dans la lignée de Gone Girl, L’ombre d’Emily se veut un thriller glamour « tordant le cou aux clichés cinématographiques » dixit le réalisateur Paul Feig. Le film se revendique même des Diaboliques de Henri-Georges Clouzot et sa bande-son se voit composée d’une majorité de chansons françaises. Mais n’est pas Clouzot qui veut ! Si le glamour y est, on repassera pour l’originalité. Après la disparition d’Emily, les rebondissements s’enchaînent, souvent sans grande surprise, pour se diriger vers un final grand-guignolesque. Le cynisme et l’élégance mystérieuse d’Emily (interprétée brillamment par la charismatique Blake Lively) ne sont pas assez exploités, Paul Feig restant au final sage, dans les clous, ramenant sans cesse le film sur des terrains connus. C’est divertissant, porté par un duo d’actrices en forme (on ne parlera pas du très fade Henri Golding, qui peine à trouver sa place), correct au niveau de la réalisation. Un sous Gone-Girl qui aurait pu être vertigineux dans les mains d’un réalisateur de la trempe de Fincher. Espérons que les films de genre policier seront plus inspirés cette année.

L’Ombre d’Emily de Paul Feig
Edité par Metropolitan Filmexport : son site et sa page Facebook
En DVD, Blu-Ray et VOD depuis le 8 février
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