Harry Potter et l’ordre du phénix


Bonnie Wright, Shefali Chowdhury, Oliver Phelps, Afshan Azad, Katie Leung, James Phelps, Daniel Radcliffe, Matthew Lewis, Emma Watson, Rupert Grint, Evanna Lynch et William Melling. Warner Bros.

Plus sombre et réaliste que les précédents, ce nouvel opus n’égale néanmoins pas le livre ni les 3 premiers films.

Rupert Grint, Daniel Radcliffe et Emma Watson. Warner Bros. Imelda Staunton, Emma Thompson, Maggie Smith et David Bradley. Warner Bros.

La cinquième année de Harry Potter à Poudlard.

Applaudissements lorsque le public entend les premières notes de la musique aujourd’hui culte de John Williams. Harry Potter est plus qu’un nom. C’est une légende. Une légende qui avait eu du mal à passer le cap du 4e film qui était moyen. David Yates qui succèdent à 3 réalisateurs tente une nouvelle approche de Harry Potter. Et la tache n’est pas aisée puisqu’on lui confie le 5e tome, le plus dense, le plus épais, le plus détaillé mais également le plus sombre à ce jour (le 7e tome n’étant pas encore sorti).

Le passage du livre au film ne se fait pas sans sacrifices: beaucoup beaucoup d’intrigues secondaires et de détails sont enlevés voire même changés pour l’adaptation. Alors oui, HP5 déçoit fortement car, comme d’habitude, pas assez fidèle. Beaucoup trop elliptique. Yates introduit des personnages qu’il oublie en cours de route. Même les personnages principaux (Ron et Hermione) sont un peu laissés pour compte. Ainsi que des personnages secondaires. Le héros c’est vraiment Harry Potter. Lui qui est de toutes les scènes, seul ou en groupe. Et c’est lui qui voit son comportement changer : plus faible et plus en colère. Plus méchant même. Surtout que Lord Voldemort essaie de s’infiltrer dans son esprit.

Le tournant est radical, après le 4e volet de Mike Newell. Tout le film se passe dans le noir, les ténèbres. Tout est sombre. Tout est plus réaliste, plus vrai, plus brute. La dernière scène qui se passe au Ministère de la Magie, si elle n’est pas fidèle au livre au début, se révèle esthétiquement magnifique : de salle de la prophétie jusqu’à Harry possédé, tout n’est que noirceur et souffrance, faisant de ce Harry Potter ce qu’aucun des 3 précédents réalisateurs n’avait réussi: pervertir l’image de Harry, gentil garçon mal-aimé, pour le faire souffrir, pour faire de lui un humain.

 Mais évidemment HP5 n’est pas parfait, loin de là: les évènements s’enchaînent sans que l’on est le temps de les étudier. On a l’impression que le film veut se finir le plus vite possible. Côté scénario c’est loin d’être ça: Yates se perd dans l’intrigue complexe et foisonnante du livre. Heureusement il y a les acteurs. Imelda Staunton, cruelle et rose, se défend très bien dans le rôle de Ombrage. Toujours dans les nouvelles venues: Helena Bonhman Carter que l’on voit très peu mais qui se révèle époustouflante: elle accroche la caméra avec ses mimiques et ses grimaces. Une très grande actrice. Luna Lovegood, élève lunaire amie de Harry, est interprétée par l’inconnue Evanna Lynch qui est impressionnante de naturelle. Les anciens viennent rejoindre la bande: Ralph Fiennes, David Thewlis, Brendan Gleeson, Gary Oldman (j’adore), Robbie Coltrane, Alan Rickman, Emma Thomspon, Michael Gambon, Maggie Smith, Julie Walters, Emma Watson, Rupert Grint et enfin Daniel Radcliffe qui peut se targuer d’avoir le beau rôle.

Harry Potter et l’ordre du phénix ne sera pas le film qui redressera la saga. On en attendait beaucoup, beaucoup trop, malheureusement Après les 2 Colombus familiaux et enfantins, l’ excellent film de Cuaron qui ouvrira le monde d’Harry Potter à la noirceur et le Newell trop blockbuster, Yates fait de HP 5 trop…tout (le livre était trop complexe pour être adapté en 2 heures). Il n’arrive pas à nous effacer l’impression que la moitié du livre part aux oubliettes et que le scénario souffre d’une assez mauvaise adaptation. Dommage que le film soit plus qu’elliptique. Heureusement David Yates rend son Harry Potter plus adulte, plus sombre, plus réaliste et dote son film d’un casting haut de gamme. Le film nous laisse néanmoins sur un constat glaçant: aucun film d’Harry Potter n’a réussi à égaler les livres.

Affiche américaine. Warner Bros. Warner Bros. Affiche américaine. Warner Bros.

Affiche américaine. Warner Bros. Affiche américaine. Warner Bros. Affiche américaine. Warner Bros.

Warner Bros.
 

2 thoughts on “Harry Potter et l’ordre du phénix

  1. Coucouuu !

    Je vois que tu es fan d’Harry Potter ! Moi aussi…
    Le cinquième volet est pour moi le meilleur de la saga juste avant Le Prisonnier d’Azkaban. Je suis plutôt content que Yates reprenne le flambeau pour le 6.

  2. J’ai trouvé que le film était génial mais comme toi j’ai eu la sensation que le film passé assez vite cependant je reste sur les fesse car Dan m’a vraiment impressionné son jeu de scène a complétement changé, il a su cerner son personnage on sent vraiment la douleur et surtout la colère qu’a harry. De plus Dan avec ses yeux bleus il nous hypnotise sur place, ce qui m’a fait rire c’est de voir harry en converse si c’est pas la classe ça quand même mdr. Tous les acteurs ont été extra je trouve qu’il n’y a rien à dire. J’avoue franchement que j’ai même pleuré à certain moment : quand harry ce confit à sirius dans la maison des Black (une très belle relation entre un parrain et son fillieul) et lorque sirius meurt et qu’harry se met à hurler. J’espère que David Yates reprendra la réalisation du 6 et pk pas même du 7 ???!!!!

    Gros bisous ma bikette !

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