The Lookout

Joseph Gordon-Levitt perd la mémoire


Après un grave accident de voiture, le jeune Chris Pratt promis à un brillant avenir voit tous ses rêves s’effondrer. Souffrant de problèmes de mémoire, il doit tout noter sur un petit carnet et vit avec un ami aveugle, plus âgé, qui veille sur lui. Il rencontre un jour dans un bar, Gary, ancien ami, qui représente tout ce qu’il aimerait être. Celui-ci va l’entraîner dans un cambriolage de banque….celle où Chris travaille.

La mémoire, un thème traité souvent de Paychek à Memories, sans jamais atteindre la chef d’oeuvre de Christopher Nolan, Memento. The Lookout de Scott Frank n’échappe pas à la règle, mais ne tombe pas pour autant dans les clichés: on sent la volonté du réalisateur de se pencher plus sur le personnage principal et sa culpabilité qui le ronge depuis l’accident. La partie avec le casse arrive trop tard dans le film et la fin ne tient pas ses promesses. En fin de compte, ce n’est pas tant la partie thriller qui compte le plus, mais le côté dramatique où ce jeune homme essaye de se reconstruire. Dommage que les deux personnages féminins, Carla Cugino et Isla Fisher, font un petit tour et puis s’en vont: la première disparaît au bout du premier quart d’heure, la seconde qui reste trouble sur son identité et ses motivations, quitte le film sans trop d’expliquations un quart d’heure avant la fin. Pas assez fouillé et donc, frustrant. Heureusement que Joseph Gordon-Levitt, Jeff Daniels et Matthew Goode sont très biens, dans des rôles qui appelaient au cabotinage. Thriller dramatique qui manque de rigueur et de précision, mais qui parle d’humains avant de parler poings et castagnes. Ca fait du bien.


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