Séraphine

Portrait de femme

Ulrich Tukur et Yolande Moreau. Diaphana Films

Ulrich Tukur et Yolande Moreau. Diaphana Films
 

Senlis, 1912. Séraphine, femme de ménage un peu simple, est au service de Wilhelm Uhde, un riche acheteur de peinture allemand. Tout les sépare et pourtant Uhde va découvrir que Séraphine peint, et même très bien. Il décide de la faire connaître. Mais la guerre arrive et les sépare.

Un film qui ne paye, à priori, pas de mine, pourrait-on dire. Pourtant après son succès à la cérémonie des césars, il fallait se pencher dessus ce Séraphine, biopic d’une peintre peu connue ayant vécue au début du 20e siècle. Martin Provost signe un 3e film contemplatif, lent et tendre, remarquablement réalisé. C’est un film classique, certes, mais très humain et qui dresse le portrait magnifique de cette femme, simplette mais honnête et gentille, qui va basculer dans la folie. Yolande Moreau a pour ce film remporté un 2e césar plus que mérité: elle endosse les habits, l’âme et la folie douce de cette femme pour distiller une émotion qui serre le coeur lors des dernières minutes du film. Elle est renversante, se donnant sans compter, preuve de l’immense talent qui l’habite. Ulrich Tukur, acteur allemand (vu dans La vie des autres) est excellent, campant un personnage fragile et marginal. Leur duo, au coeur du film, donne toute son âme à Séraphine. Joli succès.
 

Diaphana Films

 

 

 

 

 

One thought on “Séraphine

  1. C’est un superbe film, le césar de Yolande Moreau a permis de le faire connaître, et c’est tant mieux. Elle est magistrale dans ce film. J’aime la couleur du film aussi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *