Control



Sam Riley est Ian Curtis

Sam Riley. La Fabrique de Films

Sam Riley. La Fabrique de Films Sam Riley. La Fabrique de Films

La vie de Ian Curtis, chanteur du groupe Joy Division, qui dans les années 70 connu un succès grandissant.

Du noir et blanc, une scène, une chanson, un groupe, un chanteur, lui, Ian Curtis, lui, Sam Riley. Partagé entre deux femmes, celle qu’il a épousé, Debbie, et sa maîtresse, Annik, souffrant d’épilepsie, souffrant de sa musique et de lui-même. Connu trop tôt, marié trop tôt, mort trop tôt. Fan ou pas du groupe Joy Division, connaisseur de l’oeuvre du groupe ou pas du tout, Control est un film à la fois universel et personnel. La vie de Ian Curtis, une vingtaine d’années, poète sombre, Anton Corbijn la film des prémices de son art à sa fin. Encore un biopic sur un chanteur, dit-on déjà. Sauf que là, l’ambiance grise, la couleur ou plutôt la non-couleur, la musique enivrante, la fièvre et la souffrance qui ressortent de chaque plan, font de ce film, un film unique. Sans artifices, d’une tristesse redoutable, Corbijn dresse en fond le portrait d’une époque. Un grand film sur un homme, trop fragile, trop torturé, trop aimé, trop humain. Qui, suffocant, se donnera la mort à 23 ans. Et deviendra une légende, sans le savoir. Et puis il y a cette passion de la musique qui transcende toutes les scènes, passion de Curtis et de Corbijn, réalisateur. Mais arrêtons de nous leurrer: la plus grande force du film vient de lui, Sam Riley, 26 ans, visage d’adolescent, maigre, qui ne paye pas de mine, comme ça, de loin. De près, c’est autre chose. Ca donne une incandescence et une vibrance phénoménale. Tout en émotion rentrée, souffrant à l’intérieur, on ne voit que lui. Lui et ses faux airs de Pete Doherty, lui et son talent qui nous explose à la figure. En fin de compte, Control est un film sur un grand homme qui a changé le monde de la musique interprété par un grand acteur qui a tout pour changer celui du cinéma.

Control, biopic sombre mais vibrant sur Ian Curtis, chanteur et poète torturé, est une merveille brittanique. Remarqué au festival de Cannes, il livre un destin exceptionnel mais surtout la vie d’un homme qui de mauvais choix en souffrances va se détruire. La fin nous laisse sur les fesses, déprimante à souhait. Et de nous donner une envie furieuse d’écouter Joy Division et son chanteur phare. Et même en noir et blanc, Sam Riley, acteur hier inconnu, aujourd’hui admiré, a une intensité folle. Entre émotion rentrée et fièvre, c’est lui la star, en définitive, du film. Grandiose.


3 thoughts on “Control

  1. joy divisionAprès l’avoir vu j’ai écouté plusieurs chansons sur un site de Joy Division et je compte bien continuer. Par contre j’ai pas encore eu le temps de jeter un coup d’oeil aux paroles mais je compte bien le faire très bientôt (dès la fin du bac!!!)

  2. Avez vous exaucé cette envie folle d’écouter Joy Division ? Curtis n’avait pas forcément la passion de la musique mais la nécessité d’exprimer son malaise et le déroulement de sa vie par les textes. Si Riley est excellent, l’histoire est bien celle de Curtis.

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